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Olivier Villemot, "Par la montagne", À l'encontre des heures, 2019
Séminaire

Séminaire des doctorants en phénoménologie - appel à contributions

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences juridiques et philosophiques de la Sorbonne UMR 8103
Centre de Philosophie contemporaine de la Sorbonne (ex-PhiCo, EA 3563)
Expérience et connaissance (ExECo)
Centre d’Histoire des philosophies modernes de la Sorbonne (HIPHIMO, EA 1451)

Appel à contributions

(ENGLISH VERSION BELOW)

Séminaire des doctorants et des jeunes chercheurs en phénoménologie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 2021-2022

"Phénoménologie et idéalisme transcendantal"

Organisation :
Luz Ascarate (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ISPJS)
luz.ascarate@univ-paris1.fr
Circé Furtwängler (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ISPJS)
circe.furtwengler@univ-paris1.fr
Quentin Gailhac (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HIPHIMO)
quentin.gailhac@univ-paris1.fr

La phénoménologie de Husserl a été parfois durement critiquée pour son assise méthodologique et philosophique : l'idéalisme transcendantal. Au premier abord, la thèse selon laquelle les phénomènes épuisent tout le sens d'être de la réalité, qui donne son nom au mouvement phénoménologique, paraît l'ancrer très profondément dans l'idéalisme. Là-contre, des phénoménologues ont dès la naissance de la phénoménologie pris leurs distances avec un idéalisme qui empêcherait prétendument d'accéder aux choses mêmes ou à autrui dans leur transcendance, ou encore qui irait de pair avec un présupposé subjectiviste. Déjà chez les phénoménologues de la toute première génération, le passage des Recherches logiques aux Ideen I dans la pensée de Husserl a été source de malentendus, de telle manière qu’un grand nombre de phénoménologues ont cru ne pouvoir rester fidèles aux fins philosophiques de la phénoménologie qu'à condition de dépasser l’idéalisme de la phénoménologie transcendantale. Cependant, il semblerait que de Fink à A. Schnell, la phénoménologie transcendantale persiste encore à réclamer le titre de phénoménologie authentique. Deux interrogations surgissent ainsi au cœur du projet phénoménologique si l’on essaie de reconstruire un esprit unique capable de rendre compte des retournements de perspectives et de méthodes chez ses différents représentants : celle qui porte, d’un côté, sur le statut du transcendantal dans le projet phénoménologique, et celle qui concerne, d’un autre côté, le rapport de la phénoménologie à l’idéalisme.

Le transcendantal est une question qui excède le corpus phénoménologique et s’étend à toute l’histoire de la philosophie. Plus précisément, il s’agit d’une question qui est au croisement de l’histoire de la philosophie et de celle de la phénoménologie, croisement que l’on peut comprendre, comme Husserl dans la Krisis, comme la manifestation d’une seule histoire téléologique de la raison. De l’idée d’une excédence des catégories aristotéliciennes aux transcendantaux scolastiques, le transcendantal possédait une dignité ontologique qui sera, dans la modernité et spécifiquement avec Kant, soumis au cadre de l’épistémologie. Pour Kant, en effet, le transcendantal est rapporté aux conditions de possibilité de la connaissance. Le dépassement d’une telle limitation de l’accès de l’esprit au transcendantal constituera un défi pour l’idéalisme allemand.

Lorsque Husserl qualifie sa phénoménologie transcendantale d’idéalisme, il souhaite donner un sens nouveau à de vieilles expressions. L’idéalisme signifie moins la construction du système, que la récupération des puissances de l’esprit, en équipant celui-ci d’une intuition pas simplement empirique, mais catégoriale, eidétique et intellectuelle. De même, le transcendantal ne peut pas se comprendre au-delà de la corrélation noético-noématique, qui dévoile l’expérience constitutive du sens. Il ne désigne pas simplement les conditions de possibilité de la connaissance, mais encore l’opacité inhérente à la vie opérante de la conscience, la dynamique d’échappement de toute catégorisation statique : l’impossibilité de l’expérience d’être saisie sous la catégorie "chose", comme un fait.

Dès la première génération des phénoménologues, des voix ont cherché à développer une autre phénoménologie délestée du dispositif transcendantal husserlien : l’école de Munich-Göttingen (Pfänder, Reinach, Conrad-Martius, Scheler) a cherché à orienter la phénoménologie sur une voie ontologique, réaliste ou naturaliste, tandis que la tradition existentiale, inaugurée par Heidegger, substitue le Dasein à la subjectivité transcendantale. Au sein de la phénoménologie post-husserlienne, la critique de l’idéalisme transcendantal de Husserl et de l’idéalisme allemand devient un lieu commun, qu’on trouve sous la plume de Sartre, Merleau-Ponty, Beauvoir et Ricœur, et est souvent influencée par l’interprétation marxiste de l’idéalisme allemand, critique de l’éloignement de la réalité par le système. Enfin, des tentatives de naturaliser la phénoménologie et l’idéalisme allemand, pour intégrer la perspective transcendantale à des protocoles expérimentaux se sont développées au cours des dernières années (Bitbol, 2014 ; Malabou, 2009).


Le séminaire s’attachera ainsi à poser les questions suivantes :

Axe 1 : Définitions du transcendantal depuis le cadre de l’analyse des concepts, quel est le sens du transcendantal et de l’idéalisme dans la phénoménologie husserlienne et post-husserlienne ? La phénoménologie peut-elle se détacher d’une perspective transcendantale ? La phénoménologie peut-elle se détacher d’une perspective idéaliste ? Quels sont les avantages et les désavantages de l’inclusion de ces concepts au centre du projet phénoménologique ?
Les travaux d’A. Schnell et d’A. Steinbock nous permettent de comprendre le transcendantal et l’idéalisme en un sens élargi, à l’intérieur d’une phénoménologie générative. Pour Scheler, Ingarden et Blumenberg, au contraire, il faut dépasser le cadre idéaliste et transcendantal de la phénoménologie pour être fidèle au projet phénoménologique.

Les travaux d’A. Schnell, d’A. Steinbock et de H. Inverso nous permettent de comprendre le transcendantal et l’idéalisme en un sens élargi, à l’intérieur d’une phénoménologie générative. Pour Scheler, Ingarden et Blumenberg, au contraire, il faut dépasser le cadre idéaliste et transcendantal de la phénoménologie pour être fidèle au projet phénoménologique.

Axe 2 : Histoire du concept de transcendantal depuis une perspective historique, la phénoménologie s’insère-t-elle dans la tradition idéaliste en la prolongeant ? L’idéalisme allemand nous permet-il de mieux comprendre le projet phénoménologique ? La phénoménologie ne pourrait-elle pas se passer de l’histoire du concept de transcendantal ?

Husserl lui-même fait référence à la tradition de l’idéalisme allemand, pas seulement dans la Krisis, mais encore dans ses réflexions sur l’éthique comme Kunstlehre. En particulier, des motifs théoriques issus des philosophies de Kant et de Fichte ont pu être attribués à la phénoménologie husserlienne, dès sa réception en France d’après-guerre (Sartre, Merleau-Ponty, Ricoeur, Hyppolite).  

 

Axe 3 : Critiques et défenses du transcendantal : les critiques autour de l’insertion du transcendantal et de l’idéalisme en phénoménologie résultent-elles d’une compréhension aiguë du projet phénoménologique qui échappait à Husserl lui-même ? Ou, au contraire, comme Husserl le pensait, ne font-elles que trahir le sens authentique de la phénoménologie ?

Pour Patočka, Husserl ne rend pas assez compte de la phénoménalité. Pour ce faire, il faudrait dépasser le cadre idéaliste de la phénoménologie transcendantale. Dans cette perspective, peut-on comprendre la tradition post-husserlienne dans le cadre de la défense ou de la critique du transcendantal et de l’idéalisme de la phénoménologie ? La phénoménologie de Ricœur s’est constituée par rapport au dépassement de l’idéalisme husserlien. Au contraire, la phénoménologie de Richir défend le transcendantal tout en le reconduisant grâce à un idéalisme des puissances de l’imagination.


Informations pratiques :

On valorisera des contributions qui visent à faire connaître des auteurs méconnus de l’histoire de la philosophie, des auteurs négligés de la tradition philosophique.

Les résumés des contributions ne doivent pas dépasser les 350 mots. Ils doivent être envoyés dans un document préparé pour une révision à double aveugle : sans informations personnelles concernant la contributrice/le contributeur. Il faut y ajouter un titre, cinq mots-clés, l’axe principal et une bibliographie essentielle dans le document du résumé. Indiquez dans le corpus du mail votre nom, prénom, diplôme obtenu ou en préparation, un mail de contact et l’institution de rattachement.

Les contributions seront rédigées en français ou en anglais.

Les contributions sont à envoyer à doctorants.phenomenologie@gmail.com

  • Date limite de l’envoi : 15 août 2021
  • Réponses : 15 septembre 2021
  • Publication du programme du séminaire : 26 septembre 2021

Dates du séminaire : octobre 2021-mai 2022 (le calendrier sera exact précisé ultérieurement) à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (présentiel)


Call for Abstracts

Seminar for doctoral students and young researchers in phenomenology hosted by the University of Paris 1 Pantheon-Sorbonne 2021-2022

"Phenomenology and transcendental idealism"

Organisation :
Luz Ascarate (University of Paris 1 Pantheon-Sorbonne, ISPJS)
luz.ascarate@univ-paris1.fr
Circé Furtwängler (University of Paris 1 Pantheon-Sorbonne , ISPJS)
circe.furtwengler@univ-paris1.fr
Quentin Gailhac (University of Paris 1 Pantheon-Sorbonne, HIPHIMO)
quentin.gailhac@univ-paris1.fr


 

Husserl's phenomenology has sometimes been harshly criticised for its methodological and philosophical basis: transcendental idealism. At first glance, the thesis that phenomena exhaust the whole meaning of reality’s being (a thesis which gives the phenomenological movement its name) seems to anchor it very deeply in idealism. On the other hand, from the very beginning of the phenomenological movement, phenomenologists have distanced themselves from an idealism that would presuppose subjectivist principles, or that would prevent access to things in themselves or to other conscious subjects in their dimension of transcendence. Already among the phenomenologists of the very first generation, the transition from the Logical Investigations to the Ideen I in Husserl's thought was a source of misunderstanding: a great number of phenomenologists believed that it would only be possible to remain faithful to the philosophical ends of phenomenology by going beyond the idealism inherent in transcendental phenomenology. However, from Fink to A. Schnell, transcendental phenomenology persists in its claim to be authentic phenomenology. If we try to reconstruct a single spirit which underlies all the reversals of perspective and method among the various representatives of the phenomenological movement, two problems arise: one concerning the status of the transcendental in the phenomenological project, and another concerning the relationship of phenomenology to idealism.
    The transcendental is an issue that exceeds the phenomenological corpus and extends to the whole history of philosophy. More precisely, it is a question that is at the crossroads of the history of philosophy and that of phenomenology – a crossroads that can be understood, as Husserl did in the Krisis, as the manifestation of a single teleological history of reason. From the idea of an excess of Aristotelian categories to the Scholastic transcendentals, the transcendental possessed an ontological dignity that in the late modern period – and specifically with Kant – was subjected to an epistemological framework. For Kant, in fact, the transcendental is related to the conditions of the possibility of knowledge. Kant’s “German Idealist” successors were then confronted with the challenge of overcoming this strictly epistemological approach, which was perceived as a limitation of the mind's access to the transcendental.
    When Husserl calls his transcendental phenomenology idealism, he intends to give a new meaning to old terminology. For Husserl, idealism refers less to the construction of a system as it does to the recovery of the powers of the mind: equipping it with intuition that is not merely empirical, but categorical, eidetic and intellectual. Similarly, the transcendental cannot be understood beyond the noetic-noematic correlation, which reveals the experience of the constitution of meaning. It does not simply designate the conditions of the possibility of knowledge, but also the opacity inherent in the operative life of consciousness, and the dynamic of its escape from any static categorisation: the impossibility of experience being grasped under the category of “thing” or “fact.”
From the first generation of phenomenologists, voices have sought to develop another phenomenology freed from Husserl’s transcendental apparatus: the Munich-Göttingen school (Pfänder, Reinach, Conrad-Martius, Scheler) sought to orient phenomenology unto an ontological, realist or naturalist path – while the existential tradition, inaugurated by Heidegger, substitutes Dasein for transcendental subjectivity. Within post-Husserlian phenomenology, the critique of Husserl's transcendental idealism and of German Idealism became commonplace, as found in the writings of Sartre, Merleau-Ponty, Beauvoir and Ricoeur – it was often influenced by the Marxist interpretation of German Idealism, which was a critique of the system's distance from reality. Finally, in recent years, attempts have been developed to naturalise phenomenology and German Idealism; to integrate the transcendental perspective into experimental protocols (Bitbol, 2014; Malabou, 2009).

 

The seminar will thus focus on the following questions:

 

Theme 1: Definitions of the transcendental

From the framework of conceptual analysis, what is the meaning of the transcendental and of idealism in Husserlian and post-Husserlian phenomenology? Can phenomenology detach itself from a transcendental perspective? Can phenomenology detach itself from an idealist perspective? What are the advantages and disadvantages of including these concepts at the centre of the phenomenological project?

The work of A. Schnell and A. Steinbock allows us to understand the transcendental and idealism in an expanded meaning, within a generative phenomenology. For Scheler, Ingarden and Blumemberg, on the contrary, it is necessary to go beyond the idealist and transcendental framework of phenomenology to be faithful to the phenomenological project.

 

Theme 2: History of the concept of transcendental

From a historical perspective, does phenomenology fit into the idealist tradition by extending it? Does German Idealism allow us to better understand the phenomenological project? Is the history of the concept of the transcendental indispensable to phenomenology?

Husserl himself comments upon the German Idealist tradition: not only in the Krisis, but also in his reflections on ethics as Kunstlehre. Theoretical motifs from the philosophies of Kant and Fichte have also been attributed to Husserlian phenomenology since its reception in post-war France (Sartre, Merleau-Ponty, Ricoeur, Hyppolite). 

 

Theme 3: Criticisms and defences of the transcendental:

Are the criticisms of the insertion of the transcendental and idealism in phenomenology the result of an acute understanding of the phenomenological project which surpasses Husserl’s own? Or, on the contrary (as was Husserl's view), do they merely betray the authentic meaning of phenomenology?

For Patočka, Husserl does not give a sufficient account of phenomenality. In his view, doing so would require going beyond the idealist framework of transcendental phenomenology. From this perspective, can we understand the post-Husserlian tradition as a defence or a critique of the transcendental and the idealism of phenomenology? Ricoeur's phenomenology was constituted partly as an overcoming of Husserlian idealism. On the contrary, Richir's phenomenology defends the transcendental by simultaneously orienting it toward an idealism of the powers of the imagination.

 

Practical information:

Contributions will be favoured that aim to introduce lesser-known authors in the history of philosophy; that is, authors who have been neglected by the philosophical tradition.

            Abstracts of contributions should not exceed 350 words. They should be sent in a document prepared for double-blind review (without the contributor’s personal information). A title, five keywords, the main theme, and an essential bibliography should be included in the abstract document. In the body of the e-mail, please indicate your name, degree obtained or in progress, a contact e-mail, and the name of the institution to which you belong.

 

Contributions should be written in French or English.

Contributions should be sent to doctorants.phenomenologie@gmail.com

  • Deadline for submission : 15 August
  • Replies : 15 September
  • Publication of the seminar programme : 26 September

Dates of the seminar : October 2021-May 2022 (the exact schedule will be specified later) at the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne (in person)

 

Bibliographie récente indicative :

ALBERTAZZI, L. (éd.), The Wiley Blackwell Handbook of Experimental Phenomenology. Visual Perception of Shape, Space and Appearance, Chichester, Blackwell-Wiley, 2013.
APOSTOLESCU, I., SERBAN, Cl. (éd.), Husserl, Kant and Transcendental Phenomenology, Berlin, De Gruyter, 2020.
BENOIST, J., L’ego et la raison, Paris, Vrin, 2002.
BERNET, R., « Transzendentale Phänomenologie? ». in MATTENS F., JACOBS H., IERNA C. (éd.) Philosophy, Phenomenology, Sciences, Phaenomenologica (Husserl-Archives), vol 200, 2010.
BITBOL, M., La conscience a-t-elle une origine ? des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l’esprit, Paris, Flammarion, 2014.
INGARDEN R., Husserl. La controverse idéalisme-réalisme (1918-1969), introduction et traduction P. Limido, Paris, Vrin, 2002.
LAVIGNE, J.-F., Husserl et la naissance de la phénoménologie (1900-1913). Des Recherches logiques aux Ideen : la genèse de l’idéalisme transcendantal phénoménologique, Paris, PUF, 2004.
LAVIGNE, J.-F., Accéder au transcendantal ?, Réduction et idéalisme transcendantal dans les Ideen I de Husserl, Paris, Vrin, 2009.
MAESSCHALK, P., BRISART, R. (éd.), Idéalisme et phénoménologie, Hildesheim/Zürich/New York, Georg Olms Verlag, 2007.
MALABOU, C., La chambre du milieu. De Hegel aux neurosciences, Paris, Hermann (« Le bel aujourd’hui »), 2009.
PRADELLE, D., Par-delà la révolution copernicienne. Sujet transcendantal et facultés chez Kant et Husserl, Paris, PUF, 2012.
PRADELLE, D., Généalogie de la raison. Essai sur l’historicité du sujet transcendantal de Kant à Heidegger, Paris, PUF, 2013.
PRADELLE D., Intuition et idéalités. Phénoménologie des objets mathématiques, Paris, PUF, 2020.
ROMANO Cl., Au cœur de la raison, la phénoménologie, Paris, Gallimard, 2010.
SCHNELL, A., Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive, Grenoble, J. Millon, 2007.
SCHNELL, A., En-deçà du sujet, Du temps dans la philosophie transcendantale allemande, Paris, PUF, 2010.
SCHNELL, A., Qu’est-ce que la phénoménologie transcendantale ?, Grenoble, J. Millon, 2020.
SCHNELL, A., Le clignotement de l’être, Paris, Hermann (« Le bel aujourd’hui »), 2021.
SLAMA, P., Phénoménologie transcendantale. Figures du transcendantal de Kant à Heidegger, Berlin, Springer, 2021.
STEINBOCK, A., Home and Beyond. Generative phenomenology after Husserl, Evanston (Illinois), Northwestern University Press, 1996.
ZAHAVI, D., "Naturalized phenomenology: a desideratum or a category mistake ?". Royal Institute of Philosophy Supplement, 72, 23-42, 2013.

 

 

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