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Séminaire

Valeur intrinsèque / valeur extrinsèque 2026-2027

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne (UR 1451)

Organisé par Eric Marquer, Isabelle Pariente-Butterlin et Bruno Langlet

Le séminaire que nous proposons cette année s’inscrit dans la continuité des recherches menées l’année dernière, qui étaient consacrées à l’exploration de la dichotomie valeur intrinsèque/valeur extrinsèque. Il nous est apparu que l’intelligibilité de la distinction en question, et de la notion même de valeur, demandait que nous nous tournions vers les penseurs autrichiens ou austro-allemands du tournant du XXème siècle et vers les philosophes britanniques représentants de l’idéalisme, ainsi que leurs successeurs et critiques analytiques. Dans l’histoire de la philosophie morale, on remarquera que la notion de valeur n’a pas toujours connu de conceptualisation aussi poussée que celle qui a caractérisé les grandes notions morales. John Nyemer Findlay résumait bien le point en ouverture de son livre Axiological Ethics (Macmillan, 1970) qui porte sur la théorie des valeurs, c’est-à-dire sur « (…) a strand of ethical enquiry which has been present throughout the history of ethical thought, but which has in fairly recent times been given an independent   development and has thereby illuminated the whole field of ethical questions. Axiology or Value-Theory began as a tailpiece to Ethics, but it arguably ought to end as the tail which wags the dog, which by illuminating the ends of practice alone makes the prescription of norms for practice itself a practicable undertaking. » C’est à la suite d’une série d’échanges qui demeurent encore en  grande partie à éclairer entre philosophes autrichiens et philosophes britanniques et américains, idéalistes puis analytiques, que la notion de valeur semble être apparue comme objet d’investigation philosophique. Nous nous attacherons cette année à éclairer ces débats et à élucider ce moment, qui paraît tout à fait décisif dans l’élaboration de ce concept, afin de distinguer les conceptions qu’il est possible de donner de la valeur (conception intuitionniste, conception en termes d’attitudes appropriées, conception en termes de présentation  émotionnelle voire émotiviste, ou conception conative) et de clarifier les enjeux des différences qui existent entre elles. Une conséquence, au regard du succès de ce concept de valeur et la généralisation de son emploi, sera d’interroger l’usage que nous en faisons quand nous élargissons son usage pour interroger la pensée de Hobbes, Locke, Spinoza ou Kant : la compréhension que nous en avons paraît profondément marquée par l’élaboration qui en a été faite dans la période que nous proposons de parcourir.

Le séminaire que nous proposons cette année s’inscrit dans la continuité des recherches menées l’année dernière, qui étaient consacrées à l’exploration de la dichotomie valeur intrinsèque/valeur extrinsèque. Il nous est apparu que l’intelligibilité de la distinction en question, et de la notion même de valeur, demandait que nous nous tournions vers les penseurs autrichiens ou austro-allemands du tournant du XXème siècle et vers les philosophes britanniques représentants de l’idéalisme, ainsi que leurs successeurs et critiques analytiques. Dans l’histoire de la philosophie morale, on remarquera que la notion de valeur n’a pas toujours connu de conceptualisation aussi poussée que celle qui a caractérisé les grandes notions morales. John Nyemer Findlay résumait bien le point en ouverture de son livre Axiological Ethics (Macmillan, 1970) qui porte sur la théorie des valeurs, c’est-à-dire sur « (…) a strand of ethical enquiry which has been present throughout the history of ethical thought, but which has in fairly recent times been given an independent   development and has thereby illuminated the whole field of ethical questions. Axiology or Value-Theory began as a tailpiece to Ethics, but it arguably ought to end as the tail which wags the dog, which by illuminating the ends of practice alone makes the prescription of norms for practice itself a practicable undertaking. » C’est à la suite d’une série d’échanges qui demeurent encore en  grande partie à éclairer entre philosophes autrichiens et philosophes britanniques et américains, idéalistes puis analytiques, que la notion de valeur semble être apparue comme objet d’investigation philosophique. Nous nous attacherons cette année à éclairer ces débats et à élucider ce moment, qui paraît tout à fait décisif dans l’élaboration de ce concept, afin de distinguer les conceptions qu’il est possible de donner de la valeur (conception intuitionniste, conception en termes d’attitudes appropriées, conception en termes de présentation  émotionnelle voire émotiviste, ou conception conative) et de clarifier les enjeux des différences qui existent entre elles. Une conséquence, au regard du succès de ce concept de valeur et la généralisation de son emploi, sera d’interroger l’usage que nous en faisons quand nous élargissons son usage pour interroger la pensée de Hobbes, Locke, Spinoza ou Kant : la compréhension que nous en avons paraît profondément marquée par l’élaboration qui en a été faite dans la période que nous proposons de parcourir.


PROGRAMME

Semestre 1 

19 octobre 2026
Séance introductive par Eric Marquer, Isabelle Pariente-Butterlin et Bruno Langlet

30 novembre 2026
Bruno Gnassounou, Université de Nantes « Valeurs et raisons »

7 décembre 2026
Alexis Delamare, Université de Rouen-Normandie, « Christian von Ehrenfels, une approche cognativiste de la valeur »

Une journée d’étude sera organisée au printemps 2027.