Image de couverture
Couverture du livre "Phénomène et image"
Table ronde

Phénomène et image

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne (HIPHIMO)

A l'occasion de la parution de l'ouvrage collectif Phénomène et image* (ZetaBooks, 2025), nous avons le plaisir de vous convier le lundi 15 juin à 18h en salle Cavaillès à une soirée de présentation et de discussion. Elle prendra la forme d'une table ronde en présence de quelques unes des personnes ayant contribué au volume. Cette rencontre sera ainsi l'occasion de revenir sur les principales questions explorées dans l'ouvrage, de présenter quelques contributions qui le composent et d'ouvrir un échange avec le public autour du statut de la relation entre imagination, perception de chose et perception d'image. Ce sera aussi une façon de prolonger le dialogue entre des apports issus de la philosophie moderne (de Hobbes à Kant) et des approches phénoménologiques contemporaines (dans le prolongement des travaux de Sartre et Ricoeur en particulier). L'événement est ouvert à toute personne intéressée. Si vous ne disposez pas de carte de la Sorbonne, vous pouvez être ajouté sur la liste de participants extérieurs en écrivant à raphael.pierres@univ-paris1.fr. Nous serions heureux de vous compter parmi nous pour ce moment de réflexion et de dialogue.

Résumé du livre : Phénomène et image propose une enquête collective autour du mode d’apparaître de l’image, et du statut de l’imaginaire, en jouant du croisement entre diverses approches, en particulier historiques et phénoménologiques. Nous visons ainsi à problématiser le statut de l’intentionnalité dans l’analyse de l’imagination. Si les phénomènes doivent être conçus autrement que comme images intérieures des objets extérieurs, comment envisager la relation entre perception et imagination ? Les contributions réunies dans cet ouvrage interrogent cette articulation depuis des perspectives diverses qui permettent de situer les discussions phénoménologiques (Husserl, Merleau-Ponty, Sartre, Maldiney, Henry) dans une double relation : en amont, les réinscrire dans l’histoire de la question de l’imagination dans la modernité (Hobbes, Hume, Kant), afin de déterminer ce qu’elles charrient, ce qu’elles recouvrent et ce qu’elles remodèlent ; en aval, interroger ce en quoi la question se trouve transformée si on prend en compte la dimension technique de la fabrication des images (Simondon, Agamben, Haraway). Loin de prétendre arrêter une doctrine de l’image, l’ouvrage entend contribuer à faire résonner une interrogation sur ce en quoi les images mettent en crise ce que nous croyons savoir de la perception.

*Nicolas LEMA HABASH, Raphaël PIERRÈS (éd.)