Image de couverture
Visuel séminaire de l'ontologie sociale
JB
Séminaire

Critique des ontologies sociales

Le réel comme ce qui doit être interprété et le réel comme ce qui doit être changé

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
UMR 8103 ISJPS
PhiCo-EXeCO
LIA CRNR
IUF

Séminaire de recherche coordonné par Jocelyn Benoist et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)

une fois par mois le samedi de 14h30 à 16h30

en Sorbonne, salle Lalande

 

Programme 2021-2022 : les institutions et leurs limites


Les ontologies sociales inspirées de l’ouvrage fondateur de Searle ne conçoivent le monde social que comme un ensemble de faits d’institution – les faits d’institution étant, si l’on en croit le philosophe, placés « un cran au-dessus » des faits bruts. Mais si tout dans le social est institué, qu’est-ce qui distingue alors une institution proprement dite, avec ses effets d’homologation, son inscription spatio-temporelle, sa force propre, sa permanence, du social comme tel ? N’est-il pas nécessaire de reconnaître aux faits d’institution une certaine autonomie dans le social, ne serait-ce par exemple que pour éviter de confondre un acte social avec un acte juridique ? Le droit n’a certainement pas plus que la philosophie le monopole de l’interprétation de ces faits.  Il n’y a en réalité pas une science sociale qui n’ait une voire plusieurs théories des institutions. Il en va ainsi de l’économie, de l’anthropologie, de la sociologie, pour ne citer qu’elles. Conformément à la méthode suivie les années précédentes, on voudrait partir de ces positivités pour retrouver à travers elle le social comme tel, la chose même et non la chose imaginée.


25 septembre 2021, Sorbonne, Salle Lalande 14h30-16h30
Petar Bojanic (Université de Belgrade) :
L'institution comme sujet et comme objet social

Les institutions construisent ou instaurent le réel et, simultanément, transforment le réel ainsi qu’elles-mêmes. Bien que le mot ou la figure de l’« institution » fonctionne dans plusieurs langues et que ce concept soit polysémique, j’essaierai d’expliquer quelques paradoxes typiques au sein de la tradition française de l’institutionnalisme et de l’analyse institutionnelle qui se répètent de Rousseau à Lourau et au-delà : « les chefs des républiques qui font l’institution, l’institution qui forme les chefs » ; « l’institution qui forme les hommes, les hommes qui font l’institution » ; « l’instituant contre l’institué » (l’objet) ; la « corrélation de l’objectif et du subjectif » (Hauriou); etc.

 

Programme

25 septembre 2021
Petar Bojanic (Université de Belgrade) :
L'institution comme sujet et comme objet social

23 octobre 2021
Régis Ponsard  (Université de Reims - LIER) :
''Faire abstraction de'' (dimensions, aspects, parallaxes...) : la normativité cognitive de l’analyse juridique pluridimensionnelle du droit aux prises avec la réalité et les déréalisations

S'inscrire à cette séance : cliquer ici

27 novembre 2021
Etienne Balibar (Paris) :
Savoir situé ou point de vue des victimes ? le cas du racisme

29 janvier 2022
Marie Gren (Paris 1 ISJPS) / Marie-Caroline Arreto (Institut Catholique de Paris)  :
La prison est-elle une institution ?

26 février 2022
Mélanie Plouviez (Université de Nice) :
L'institution chez les durkheimiens : le pré-établi et le symbolique

26 mars 2022
Elodie Bertrand (Paris 1 ISJPS) :
TBA

23 avril 2022
Gregory Delaplace (Paris Nanterre) :
TBA

21 mai 2022
Virgile Chassagnon (Université Grenoble Alpes) :
TBA